« François, mon amour,
Cette lettre est écrite à trois mains. Je suis celle qui
pose les mots dont nous sommes convenus Lee Ann, Lio et moi.
Plus que de mots, je devrai dire les fragments de ce qui
nous est le plus cher, notre cœur.
Tu connais mon amour pour toi et je voudrai que tu le
gardes en mémoire tout au long de ta lecture ….et après.
Lio est une jeune femme fantastique, et ce n’est pas
l’échéance qui l’attend mais bien sa personnalité, qui la rend si attachante,
‘aimable’, attirante ; mais je ne t’apprends rien.
Nous avons Lee et moi une demande bien particulière à te
faire.
Lio est trop concernée pour être demandeuse, mais présente
avec nous, y consent......si tu acceptes !
Nous souhaitons que tu lui fasses le plus beau cadeau qui
soit.
Fais lui connaître l’amour.
Fais lui l’amour.
Donnes lui ce moment fabuleux qui lui manque, donnez-vous
ce moment de bonheur auquel vous aspirez l’un et l’autre.
Tu me connais assez pour savoir que je suis sincère, tu
sais et moi aussi qu’il faut que cela s’accomplisse.
Je sais ta tendresse et ta douceur, sois son seul et
éternel amant, donne lui plus que toi.
Lee Ann t’embrasse affectueusement.
Je t’aime.
Lio t’attend.
Christine, ton amour.
Encore sous l’émotion, après une troisième lecture, François gagne la chambre
voisine, la lettre à la main.
Lio
est adossée à son gros oreiller, le visage légèrement penché vers l’avant, ses
mèches de cheveux cachent en partie ses yeux apeurés au regard de son visiteur.
Celui-ci s’assoit à ses cotés, pose la lettre sur la table de chevet, pose sa
main contre sa joue dans un geste d’une extrême douceur. Lio accentue ce doux
contact en plaquant sa joue et sa main contre la sienne.
Il
relève délicatement le visage, de sa main libre, embrasse son front pale, son
nez petit, ses paupières closes, ses cheveux parfumés, ses cils qui s’arquent
sous la surprise, ses joues qui rosissent, son menton perlée d’une fine sueur,
son cou qui frémit sous la caresse et finit son parcours par ses lèvres chaudes
et humides qui l’accueillent, pleines de retenue.
Sa
main frôle sa nuque, descend le long d’une épaule dénudée et rejoint le bouton
du haut de la chemise.
Chaque attache de nacre qui cède provoque un délicieux sursaut du corps qui
s’offre ainsi aux yeux de l’audacieux.
Il
dévoile une poitrine ferme dont les seins fermes s’ornent de tétons
tendus par le désir.
Passant son bras sous la nuque frémissante, il fait glisser sur les épaules de
Lio la chemise-cadeau et la dévêt ainsi de son dernier et seul rempart. En effet, en la
reposant délicatement, il constate que le drap qui la recouvrait en partie , s’est dérobé
traîtreusement, découvrant un pubis soyeux et le haut des cuisses juvéniles.
Sa
bouche commence alors un parcours délicieux, gravissant une colline arrondie sur
laquelle est érigée un fier piton qu’entoure une ronde aréole hérissée de chair
de poule.
Descendant vers une vallée que traverse un fin filet salée au goût d’amour,
avant de reprendre l’ascension du second sommet sur lequel se dresse un tout
aussi fier téton, comme un repère à rejoindre pour l’infatigable baroudeur.
Quittant de sa bouche ces rondeurs dont ses doigts ont pris possession et voulant découvrir
d’autres contrées, il descend vers le ventre, sa langue jouant avec un
nombril qui tente de se dérober sous le chatouillement, sans y réussir.
Laissant glisser ses mains, des seins gourmands, vers les hanches, il savoure les gémissements de plaisir d’une Lio qui s’abandonne avec
délectation et confiance. Elle se laisse glisser le long de son appui moelleux,
pour s’allonger à son aise et profiter pleinement des caresses de son aimé. Il
frotte son visage contre la soie de sa douce toison couleur de nuit,
s’imprégnant à la fois de son parfum fleuri et des effluves de sa chaude
intimité.
Dans
un ultime réflexe d’enfance, les cuisses semblent vouloir protéger un lieu
secret, qui pourtant ne demande qu’à s'ouvrir, s'offrir à celui qui en possède
la clef.
Un
langue, qui se veut ambassadrice, trouve en ce lieu inviolé le fragile gardien
de ce royaume.
Le
délicat bouton subit, avec plaisir, les attentions, allées et venues,
frôlements et pressions de la diligente obstinée.
Les
dernières défenses du corps acceptent enfin de tomber, rejoignant enfin la
volonté tant désirée de celle qui se languit.
Les
cuisses s’entrouvrent, le bassin se réveille, le ventre se tend vers cette
langue agile,ferme, brûlante et humide.
Celle-ci n’attendait que cet abandon pour franchir les
lèvres de chair et
descendre en une infinie douceur en ce gouffre inconnu et vierge, d’une sensibilité
extrême.
Lio,
cambrée sous le plaisir, emprisonne de ses mains les cheveux de son "bourreau", le
plaquant contre son ventre, empêchant ainsi toute velléité de retraite de
l’envahisseur désiré.
Elle
sent les mains de l’homme empoigner ses fesses, les pétrir avec envie, en
suivre le sillon qui les sépare, en frôler la fleur cachée, puis revenir pour
les enserrer à nouveau dans une étreinte charnel, parcourir ses jambes au rythme
de ses doigts, caresser son ventre, ses hanches, sa poitrine selon un tempo envoûtant.
Il
est partout. Et sa langue qui continue de la fouiller sans vergogne. Elle ne
peut, et ne veut plus résister.
Une
onde, tel un raz de marée brûlant et incontrôlable descend de sa nuque, parcourt sa colonne et explose
dans son ventre.
« Oh ! François, je…., je …,c’est…. »
Lui,
boit son lait à la source du plaisir. L’orgasme de sa jeune aimée le remplit de
plaisir, celui d’offrir. Il frotte son visage contre ce sexe mouillé et chaud. Il
poursuit un moment ses caresses, mais avec encore plus de sensibilité, moins de fougue,
attentif à son extrême sensibilité et
comme pour accompagner doucement son retour à la réalité.
Elle
veut que leurs yeux se voient, l’attire vers son visage, le sollicitant en
tirant sur sa chevelure d’un main décidé, et de l’autre fait glisser des fesses
musclées le caleçon qui seul l’habille, et lui cache ce qu’elle sent maintenant
contre son ventre.
Leur
baiser n’a rien de chaste, leurs langues se mélangent, elle y sent le goût de
son propre sexe, de son plaisir dont il s’est gavé avec délectation. Les mains de
la jeune femme parcours le visage adoré. Approchant sa bouche de l’oreille de
celui qu’elle étreint, elle lui souffle : « Viens en moi. »
Loin
de se dérober, il guide son sexe durci vers le nid qui l’accueille, et glisse en
elle avec une facilité qui l’excite.
Pour
Lio, la légère crispation du à la perte de son hymen est complètement diluée
dans le plaisir qu’elle ressent.
L’émoi qu’elle éprouve n’est en rien semblable à ce qu’elle a pu ressentir lors
des plaisirs solitaires qu’elle s’ait accordé.
Elle
a l’impression que le plaisir l’entoure, l’envahit de l’extérieur par tous les
pores de sa peau qui brille des mille gouttelettes qui la recouvrent. Comment
alors qu’il est en elle, le plaisir peut-il ainsi la submerger de partout ? il
lui semble que même ses cheveux sont devenus sensibles.
Elle
sent venir, grandir cette onde de jouissance, nouvellement éprouvée, et agrippe
fermement à son tour les fesses masculines, accentue les assauts de ce sexe qui
l’écarte, la pénètre, la remplit, la transforme et lui ouvre un nouvel horizon.
Dans
une sarabande folle, leurs deux bassins s’éloignent, se rejoignent, sans se
désunir , soudés qu’ils sont par le lien de chair. Elle explose de plaisir en
ressentant en elle les jets brûlants de son partenaire, désorientée par cette
sensation nouvelle. Leurs cris sans retenue se confondent. Leurs bras se
cherchent, enserrent l’autre pour ne faire plus qu’un. La fusion est complète,
rien à ce moment ne pourrait les séparer, leur étreinte les confond.
Le
moment qui suit est empreint d’une tendresse qui ne se produit que dans ces
circonstances. Une tendresse improvisée, non réfléchie, faite de gestes à peine
ébauchés, ou la pudeur et la retenue n’ont pas leurs places.
Les
doigts se promènent sans frein, l’un et l’autre ne sachant où commence son
propre corps, où finit celui de l’autre, les attentions n’ont pas de
but, seul compte le toucher, la vibration que l’on ressent chez
l’autre, la joie de l’avoir provoqué. Quelques instants, où chacun reprend son
souffle, sans pour cela avoir envie de reprendre ses esprits.
« Lio ? » rompant le silence, sans en rompre le charme.
« Oui ? » sur la défensive, encore.
« Parle moi, j’ai envie d’entendre ta voix. »
« Oh,
François, c’est si bon. Je ne savais pas. Je goûte encore mon plaisir, et (
sursaut ) ….c’est malin, tu me fais repasser des images qui me font encore
de l'effet ! Je suis si bien, si heureuse, si comblée. Comment cela pourrait-il être
meilleur ? »
Allongé sur le dos, il la tient amoureusement serré contre lui ; elle, a posé sa
tête ébouriffé sur la poitrine protectrice et rassurante et laisse courir ses doigts sur
la peau trempée, son
ventre, son sexe si sage à présent.
« François, je voudrais te parler …..sérieusement, je peux ? »
« Bien sur, je t’écoute »
« Voilà ! .....comment et par quoi commencer ? .....je
commence par la fin, j’aimerai que nous ayons encore l’occasion de faire l’amour
ensemble, j’apprécie ta douceur et Christine ne se trompe pas à ton sujet. Je
viens de prononcer deux mots importants : Christine et le verbe ‘se tromper’.
Christine, tout d’abord, je lui suis redevable de ce parfait moment de
bonheur et de .....jouissance. Je pense, non je
sais que tu y as pris toi aussi du plaisir, mais que cela peut te poser des
problèmes de conscience. ‘se
tromper’, ensuite, je connais les sentiments qui vous unissent et ne doute en
rien de la sincérité de ton épouse en me faisant ce ‘cadeau’ ni de tes
motivations à me l’offrir.
Les
liens qui nous attirent toi et moi devenant plus fort chaque jour, qu’en
aurait-il été s’il n’y avait eu cette échéance qui m’attend ? M’aurais-tu
considéré comme une adolescente qui devait attendre, pour connaître l’amour, et
avec quelqu’un d’autre ? Aurions-nous du nous éloigner l’un de l’autre pour
préserver votre couple ? Ce ne
sont pas des questions que je te pose, mais que je me pose ; les formuler me
suffit certainement, je n’en attend pas de réponses.
Je
veux surtout que tu saches que je ne suis pas seulement, comment dire ? …..une
consommatrice de la situation. »
Un
bref instant de silence s’ensuit, juste ce qu’il faut à François pour s’assurer
qu’elle a, momentanément, fini de parler.
« J’avais un peu envie de te répondre sur le mode de la boutade, mais tu as
raison : tout cela est sérieux, mais en aucun cas ni grave ni triste. Le couple
que nous formons Christine et moi n’a rien à craindre, et même beaucoup à gagner
de l’amour que nous vivons toi et moi. Oui il s’agit bien d’amour, et non pas
seulement de désir physique. Bien avant de te désirer, j’éprouvais pour toi un
très doux sentiment.
La
toute première fois ou je ne t’ai qu’entraperçu, derrière ta sœur dans le porche
d’entrée, j’ai ressenti un vrai choc au cœur. Je ne savais pas de quoi il
retournait, mais je savais au fond de moi que quelque chose s’était produit ; ta
sœur l’a su avant nous, je pense. Je ne savais encore rien alors, ni lors des
visites qui ont suivi, de ce que j’allais bientôt apprendre quant à ton état de
santé. Tu sais, ce qui fait que deux personnes sont attirées l’une vers l’autre
tient à l’indicible, je ne saurais te l’expliquer ne pouvant ou ne souhaitant
pas toujours le comprendre moi même.
Tu ne
me demandes pas de réponse aux questions que tu te poses, à l’une d’elles
pourtant je vais essayer de répondre, par ce que j’y ai longuement réfléchi de
mon coté.
Je
sais ce que je veux te dire, mais les mots pour le formuler sont difficiles à
saisir, à trouver.
Je
crois que nous sommes à notre place aujourd’hui, maintenant, enlacés dans ce lit
l’un contre l’autre.
Lorsque Christine parle de cadeau dans la lettre, c’est elle qui te la fait
d’abord, à mon sens, et elle le fait par amour pour toi.....et pour moi.
Ta
sœur t’aime à sa façon, comme une sœur. Je pense que Christine t’aime, comme
moi, pour ce que tu es.
Lorsque nous avons fait l’amour, et lorsque nous le referons car je le désire
tout autant que toi, à travers moi et en plus de moi c’est elle aussi qui
exprime ses sentiments pour toi. Je n’ai pas le courage de penser à l’avenir
sans toi parce que je n’accepte toujours pas ce qu’il est sensé advenir, et pour
les raisons inverses je me refuse à imaginer ce que cela aurait pu être, quelle
aurait été notre devenir à tous trois puisque cela ne sera pas.
Je
crois très profondément qu’il faut vivre le moment présent avec gourmandise,
tous les moments présents.
Il ne
s’agit pas d’inconscience, d’immaturité ou de lâcheté de ma part, mais vivons au
maximum l’instant, surtout s’il est de bonheur. »
En
discourant ainsi, il n’a de cesse de lui caresser le dos tendrement, et de faire
courir ses doigts dans sa chevelure.
Elle,
n’a pas cessé de cajoler son sexe, qui d’un état de repos est passé
progressivement à une stature plus digne.
Il la
sent frotter son ventre contre sa cuisse et commence à ressentir la moiteur de son
sexe qui s’éveille à son contact.
Bientôt des frémissements sans équivoque parcourent le corps juvénile, rampant
sur lui, telle une liane humide et lascive, elle l'embrasse goulûment, le
laissant sans souffle, puis prenant appui sur son torse, s’agenouille entre ses
cuisses et prenant son sexe
dressé, l'attire voluptueusement au chaud de son nid qui l’accueille avec avidité.
« Garde les yeux fermés, s’il te plait. » lui intime-t-elle, gênée de
sa propre audace.
S’exécutant, il l’attrape cependant par le bassin et suit ainsi en
l’accompagnant son rythme de va et vient.
Lorsque ses mains s’aventurent plus haut, vers sa poitrine, et enserre ses globes durcis,
elle se cambre et cède à son plaisir dont il ressent la jouissance autour de son
membre dressé au plus profond de son intimité débridée.
Elle
continue encore et encore sa danse frénétique, faisant onduler son bassin,
monter et descendre son fourreau qui l'enserre en une sarabande qu'elle ne
maîtrise plus et de nouveaux gémissements
annonciateurs d’un prochain orgasme, lui font perdre à son tour tout contrôle ;
il laisse jaillir son plaisir dans un cri libérateur et primordial.
Leurs
mains se cherchent dans un même élan, se trouvent et leurs doigts se croisent
enfin, presque douloureusement, dans une union, une fusion digne de celle de
leurs sexes.
Elle
se couche sur lui, trempée et exténuée, en embrassant sa poitrine, leurs corps
parcourus de frémissement ininterrompus.
Il la
maintient contre lui, comme si absurdement elle voulait s’enfuir, et laisse
courir ses mains le long de son dos ruisselant de transpiration jusqu’à ses fesses qui frémissent
et s'élèvent instinctivement sous la caresse, semblant vouloir s’ouvrir,
s'offrir pour accueillir ses doigts
inquisiteurs.
Raisonnablement il remonte le cône incandescent du cratère inviolé qui
frémissait et prend chastement possession des deux accueillantes rondeurs qui
ont charge d'en protéger l'accès.
C’est
ainsi qu’ils s’assoupissent enfin, provisoirement rassasiés en ce début de nuit.